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 Je marche.

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Vitaly
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MessageSujet: Je marche.   Mer 14 Juil - 21:44

Le vent chaud venu du Sud s'élève à haute altitude ce matin, la vieille cabane du maître de la montagne craque sous chacune de ses rafales. Mais le jeune homme ne semble pas s'en préoccuper. Assis sur son rocher, il fixe avec insistance le port. De nouveaux bateaux viennent d'accoster. Ce n'est pas normal, ce n'est pas dans les habitudes. Lankor haït le changement, il méprise tous les signes qui traduisent un bouleversement, une commutation. De plus, les choses qui se déroulent plus bas ne sont pas paisibles ; la tranquillité est par ailleurs la seule manière pour lui de s'éveiller dans le monde auquel il appartient, c'est à dire certainement pas le même que celui des villageois. Ses mains se crispent, ses poings se ferment brusquement. Le magnifique gris des yeux du jeune homme scintille. Lankor disparaît. Derrière lui, il ne laisse qu'une faible fumée noire...
Il ouvre les yeux dans une petite ruelle sombre, fumante, qui empeste l'urine et la mort. Le jeune homme réprime une violente grimace de dégout et avance rapidement pour quitter cet endroit morbide. Il débouche sur une grande rue pavée dont les marchands ont pris possession pour poster leur planche de bois où ils exposent de nombreux produits. Il passe devant une femme qui peine à vendre son lait ; il s'avance vers elle et demande une bouteille. Souriante, elle répond à ses attentes tandis qu'il paie. Puis il s'éclipse, jetant son achat dans la rue avoisinante. Il regarde à droite, à gauche, de tous les côtés à vrai dire. Il parcourt la longueur de la rue grouillante de monde. Il aperçoit des enfants qui jouent aux billes entre chaque pavé ou qui s'amusent à se poursuivre entre les marchands, entre les bancs, les gens. Il voit des femmes aux sacs si lourds qu'ils sont prêts à craquer, faisant les courses pour préparer le repas de midi. Plus loin, des hommes sont entassés en un groupe distinct attendant leurs épouses, leurs enfants. Cette importante population le dégoute, il hait les gens, il hait être oppressé ainsi au milieu des autres. Il se hâte de sortir et fonce droit vers le port, objet principal de sa visite. Il débouche entre deux artisans dont la devanture est bien garnie, qui sortent leur store en bois afin d'éviter l'exposition du soleil trop brusque pour les garnitures exposées. Bientôt, l'odeur du poisson lui chatouille les narines, signe qu'il arrive au port. Il accélère le pas, sans sourire. De grands mats dépassent des toits, des voiles blanches, beiges sont tirées et volent sous le vent qui s'est levé. Il marche, toujours plus vite et arrive bientôt prêt de la digue. Il fixe les bateaux qui tanguent sous la houle de la mer. Il voit la belle écume blanche lorsque le vent soulève l'eau si claire. Les cailloux de la digue sont frappés par la mer déchaîné. Cet univers est si beau, il longe les pierres oranges doucement. L'humidité, l'air violent lui heurte le visage. Son visage blanc. Il plisse ses yeux et aperçoit aux loin les nouveaux bateaux qu'il a remarqué de son perchoir. Ce sont deux voiliers aux mats de bois, avec des voiles plus foncées. Alors qu'il les fixe, un homme sort d'une cabine. Grand. Épaules carrées. Musclé. Stéréotype du garde du corps parfait. Chemise blanche, pantalon noir.
Il fait demi-tour rapidement lorsqu'un mal de crâne lui transperce les tempes. Il suffoque. L'air lui manque, la panique s'empare de lui. Rapidement, il tente de rejoindre une ruelle déserte pour repartir dans sa cabane. Son cœur se met à battre doucement, de plus en plus doucement. Ses cotes se contractent, un mal intense se propage dans son corps. Tous ses membres sont perforés par une douleur secrète qui le fait s'écrouler en un bruit sourd. Des tremblements parcourent son corps entier. Il se fige, ses yeux se ferment. Bloqué. Paralysé. Que lui arrive-t-il ?


Dernière édition par Vitaly le Lun 19 Juil - 15:18, édité 2 fois
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Koelia
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MessageSujet: Re: Je marche.   Jeu 15 Juil - 10:19

Chouette début et jolies descriptions à part le brutal changement de narrateur: pourquoi passer de la troisième à la première personne pour un même perso?
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Magma
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MessageSujet: Re: Je marche.   Jeu 15 Juil - 14:21

Le vocabulaire est bien utilisé, le début est vraiment bien.
Cependant, je suis d'accord avec koelia. Pourquoi passer de la troisième à la première personne pour un même personnage ?
De plus tu utilise du présent et du passé. j'avoue ne pas trop comprendre =/
Sinon c'est intriguant ;)
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Vitaly
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MessageSujet: Re: Je marche.   Ven 16 Juil - 15:24

J'ai édité et tout corrigé. =)

J'avoue ne pas m'être relu et le changement de personne m'est complètement passé au dessus de la tête. Excusez-moi, c'est vrai que ça n'avait aucun sens ! ^^
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Mellana

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MessageSujet: Re: Je marche.   Ven 16 Juil - 16:02

Les descriptions sont agréables, on s'immerge facilement dans les lieux.
C'est aussi le début que je préfère.

J'ai remarqué deux petites fautes sinon il me semble
Citation :
L'humidité, l'air violent lui heurte le visage. Son visage blanc. Il plisse ses yeux et aperçoit aux loin les nouveaux bateaux qu'il a remarqué de son perchoir.

Et puis voilà, je veux savoir... Il a quoi??? XD
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Vitaly
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MessageSujet: Re: Je marche.   Sam 17 Juil - 18:05

Mella (tu permets que je fasse plus court ? ^^), tu verra dans le troisième chapitre -qui est en cours de réflexion. J'ai l'idée à peu près pour tout coller, il me reste plus qu'à l'écrire et le développer correctement. =)

Je suis contente que ça te plaise.
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Mellana

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MessageSujet: Re: Je marche.   Sam 17 Juil - 18:49

Oui je permets, j'ai l'habitude des surnoms =P
Bon ben vivement le troisième chapitre alors Very Happy
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Koelia
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MessageSujet: Re: Je marche.   Sam 17 Juil - 20:51

Vitaly a écrit:
J'ai édité et tout corrigé. =)

J'avoue ne pas m'être relu et le changement de personne m'est complètement passé au dessus de la tête. Excusez-moi, c'est vrai que ça n'avait aucun sens ! ^^
Je vais faire ma vieille mégère, mais j'avoue être horrifiée par ce que tu écris: tu ne te relis pas avant de poster? O_o
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Vitaly
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MessageSujet: Re: Je marche.   Sam 17 Juil - 21:14

Non, je ne me relis pas. Tout simplement parce que sinon, je change tout ce que je vois, je bouge des choses, je supprime des phrases, et mon texte n'est plus ce que j'avais décidé qu'il soit. Je réfléchis à ce que j'écris, je vérifie que tout soit cohérent et je balance tout sur une feuille. Mais je ne me relis pas. Je déteste ça, car je suis quelqu'un qui change d'avis tout le temps et ça me bloque. =)
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Koelia
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MessageSujet: Re: Je marche.   Sam 17 Juil - 22:32

OK mais je trouve ça très bizarre!
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Nasturtium
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MessageSujet: Re: Je marche.   Dim 18 Juil - 14:45

Vitaly a écrit:
Le vent chaud venu du Sud s'élève à haute altitude ce matin, la vieille cabane du maître de la montagne craque sous chaque coup qu'il donne (Je trouve la tournure maladroite. Pourquoi pas "sous chacune de ses rafales" par exemple ?). Mais le jeune homme ne semble pas s'en préoccuper. Assis sur son rocher, il fixe avec insistance le port. De nouveaux bateaux viennent d'accoster. Ce n'est pas normal, ce n'est pas dans les habitudes. Lankor haït le changement, il méprise tous les signes qui traduisent un bouleversement, une commutation. De plus, les choses qui se déroulent plus bas ne sont pas paisibles ; la tranquillité est par ailleurs la seule manière pour lui de s'éveiller dans le monde auquel il appartient, c'est à dire certainement pas le même que celui (réfère au monde) des villageois. Ses mains se crispent, ses poings se ferment brusquement. Le magnifique gris des yeux du jeune homme scintille. Derrière lui, Lankor ne laisse qu'une faible fumée noire... (Là ça me bloque. Tu fais une description statique et d'un coup tu utilises un "derrière lui" qui réfère à un mouvement. Je te conseillerai de rajouter une phrase juste avant pour la transition ^^)
Il ouvre les yeux dans une petite ruelle sombre, fumante, qui sent (péjoratif : empeste sonnera mieux) l'urine et la mort. Le jeune homme réprime une violente grimace de dégout et avance rapidement pour sortir de (je remplacerai plutôt par "quitter", il est à l'extérieur.) cet endroit morbide. Il débouche sur une grande rue pavée dont les marchands ont pris possession pour poster leur planche de bois où ils exposent de nombreux produits. Il passe devant une femme qui peine à vendre son lait ; il s'avance vers elle et demande une bouteille. Souriante, elle répond à ses attentes tandis qu'il paie. Puis il s'éclipse, jetant son achat dans la poubelle suivante (l'expression sous-entend qu'il y a eu une poubelle avant... Enfin je l'entends comme ça ^^. J'aurai plutôt dit : "jetant son achat dans la première poubelle qu'il voit" ou "dans la rue suivante"). Il regarde à droite, à gauche, de tous les côtés à vrai dire. Il parcourt la longueur de la rue qui grouillait (je remplacerai par "grouillante", c'est une tournure moins lourde) de monde. Il aperçoit des enfants qui jouent aux billes entre chaque pavé ou qui s'amusent à se poursuivre entre les marchands, entre les bancs, les gens. Il voit des femmes aux sacs si lourds qu'ils sont prêts à craquer, faisant les courses pour préparer le repas de midi. Plus loin, des hommes sont entassés en un groupe distinct attendant leurs épouses, leurs enfants. Cette importante population le dégoute, il hait les gens, il hait être oppressé ainsi entre du (maladroit : au milieu des autres) monde. Il se hâte de sortir et fonce droit vers le port, endroit (là j'aurai plutôt dit "objet") principal de sa visite. Il débouche entre deux artisans dont la devanture est bien garnie, qui sortent leur store en bois afin d'éviter l'exposition du soleil trop brusque pour les garnitures exposées dans les vitrines (Tu as déjà dit une phrase semblable au début : je te conseille ici soit d'abréger, soit d'utiliser des variantes à ces mots). Bientôt, l'odeur du poisson lui chatouille les narines, signe qu'il arrive au port. Il accélère le pas, sans sourire. De grands mats dépassent des toits, des voiles blanches, beiges sont tirées et volent sous le vent qui s'est levé. Il marche, toujours plus vite et arrive bientôt prêt de la digue. Il fixe les bateaux qui tanguent sous la houle de la mer (inutile de le rajouter ^^). Il voit la belle écume blanche lorsque le vent soulève l'eau si claire. Les cailloux de la digue sont frappés par la mer déchaîné. Cet univers est si beau, il longe les pierres oranges doucement. L'humidité, l'air violent lui heurte le visage. Son visage blanc. Il plisse ses yeux et aperçoit aux loin les nouveaux bateaux qu'il a remarqué de son perchoir. Ce sont deux voiliers aux mats de bois, avec des voiles plus foncées. Il les fixe lorsqu'un homme sort d'une cabine (ça me fait bizarre. J'aurai plutôt dit : Alors qu'il les fixe, un homme sort d'une cabine.). Grand. Épaules carrées. Musclé. Stéréotype du garde du corps parfait. Chemise blanche, pantalon noir.
Il fait demi-tour rapidement lorsqu'un mal de crâne lui transperce les tempes. Il suffoque brusquement (Je trouve que "brusquement" est en trop. Tu peux utiliser un rythme plus saccadé en disant juste "Il suffoque" ou alors "Il se met à suffoquer"). L'air lui manque, la panique s'empare de lui. Rapidement, il tente de rejoindre une ruelle déserte pour repartir dans sa cabane. Son cœur se met à battre doucement, de plus en plus doucement. Ses cotes se contractent, un mal intense se propage dans son corps. Tous ses membres sont perforés par une douleur secrète qui le fait s'écrouler en un bruit sourd (J'adore cette métaphore). Des tremblements parcourent son corps entier. Il se fige, ses yeux se ferment. Bloqué. Paralysé. Que lui arrive-t-il ?

Voilà, je t'ai fait une critique la plus complète possible Smile
Elle est assez personnelle alors à toi de voir si tu veux en tenir compte ou pas.
Moi je te conseillerai de relire, tu éviterais les fautes, les non-sens, tout ça. Parce que du coup, particulièrement dans ce texte, c'est presque un "brouillon" que tu nous présentes. Enfin, pas dans le sens péjoratif, je sais pas si tu comprends ce que je veux dire.
Dans la présentation de Lankor, tu avais mieux géré tes phrases, j'avais pas ce sentiment ^^
Ton texte est beau, bien guidé, la tension à la fin est palpable. J'aime beaucoup, mais je trouve qu'il y a peut-être trop de description au cours du texte, tu te répètes parfois et c'est long à arriver.
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Vitaly
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MessageSujet: Re: Je marche.   Lun 19 Juil - 15:19

Sujet édité avec tes corrections de critique Nastu et ce que j'ai pu remplacer. En effet, je vais mieux m'appliquer sur le chapitre trois. Merci infiniment. =)
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Aria
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MessageSujet: Re: Je marche.   Mar 20 Juil - 22:07

j'aime beaucoup ce texte ^^ on visualise bien la scène... j'ai hâte de connaître la suite ;)


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MessageSujet: Re: Je marche.   

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Je marche.
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